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Salies-de-Béarn – Le château de Mosqueros en 1930 et aujourd’hui

Le premier shooting de cette année 2021 sera sous forme de souvenir pour ma grand-mère maternelle à l’occasion de son anniversaire. Elle est née le 12 mars 1916, et décédée en 1995. Son histoire est celle de nombreux russes blancs qui ont du fuir la Russie bolchevique après la révolution de 1917. Arrivée en France, elle est temporairement scolarisée en 1929 à la Maison de l’Enfant russe, située dans le château de Mosqueros, à Salies-de-Béarn.

La Maison de l’enfant russe est créée par le duc Alexandre de Lechtenberg. Son histoire commence lorsque le couple Leuchtenberg loue à la commune de Salies le domaine de Mosqueros, composé d’un château, de dépendances, d’un jardin, d’un parc et de terres pour un total de plus de 11 hectares. Il s’acquitte d’un loyer de 17000 francs annuel et a à sa charge tous les travaux de réhabilitation et de réparation d’entretien ainsi que les grosses réparations (toit, arrivée d’eau, électricité, etc.). Le bail de location est conservé aux archives départementales des Pyrénées Atlantiques.

Les Leuchtenberg quittent la villa Nadia à Anglet pour s’installer définitivement à Salies-ce-Béarn dans la maison de bienfaisance de 1929 à 1964. L’association est inaugurée le dimanche 11 août 1929 à Salies-de-Béarn en présence de nombreuses personnalités.

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Cette association avait pour but d’assurer aux enfants de nationalité russe ou française un séjour au grand air, agrémenté de cours de gymnastique.

L’accent était mis sur le bon air, l’alimentation et les soins médicaux que recevaient les enfants. Cet accent mis sur la santé s’explique par l’extrême pauvreté de nombreuses familles issues de l’immigration russe dans les années trente (source).

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Bien que chanceux d’être dans cette association, ces enfants n’étaient pas épargnés par les rudesses de l’époque, en témoigne cette photos d’un dortoir de l’association qui serait aujourd’hui très certainement passible d’une fermeture administrative.

Voyons maintenant la Maison de l’enfant russe de nos jours.

Château de Mosqueros en 1930Château de Mosqueros en 2021

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La face principale au nord du château est encore facilement reconnaissable de nos jours.

Château de Mosqueros en 1930Château de Mosqueros en 2021

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Seul le ravalement de la façade a changé, la toiture et même les volets semblent d’époque.

Château de Mosqueros en 1930Château de Mosqueros en 2021

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Il en est de même pour la façade sud. La photo a été plus compliquée à prendre, la végétation et les constructions nouvelles m’ont quelque peu compliqué la tâche.

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En effet, aujourd’hui le château de Mosqueros a complètement été réhabilité. Il comprend une aire de jeux pour les enfants, une base de loisirs avec terrains de sport, rampe de skateboard, …

Maison de l'enfant russe dans les années 30Maison de l'enfant russe en 2021

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Les enfants sont partis, la plaque de l’association a été décrochée, et si nous faisions revivre ce lieu tel qu’autrefois, juste l’espace d’un instant…

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Pour les amateurs de vieux châteaux, un peu d’urbex dans un château de la région.

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Pouillon – La piscine municipale en 1970 et aujourd’hui

Ce shooting de la piscine municipale de Pouillon est une mise à jour d’un des premiers articles du site. En effet, la très mauvaise qualité de la photo que j’avais faite à l’époque m’a poussé à la refaire aujourd’hui.

Piscine Pouillon en 1970Piscine Pouillon en 2020

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La piscine municipale de Pouillon a été inaugurée le 13 juillet 1947 et fête donc cette année ses 73 ans. En témoigne cet article issu du journal Sud-Ouest du 12 juillet 1947.

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Elle apparaît également sur quelques cartes postales ou articles de presse des années 60-70.

Carte postale de 1964 Article de 1963

Carte postale de 1970

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Les passionnés de natation dans les Landes trouveront des informations historiques intéressantes sur ce site.

Pour cause, entre autre, de restrictions post-covid19, la piscine d’aujourd’hui est beaucoup moins fréquentée qu’elle ne pouvait l’être à l’époque. Essayons de faire rencontrer les jeunes des années 70 avec ceux d’aujourd’hui le temps d’une petite baignade !

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D’autres photos « avant-maintenant » de Pouillon sont consultables ici.

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Habas – La mairie en 1948 et aujourd’hui

L’ancienne mairie de Habas n’existe plus. Elle se trouvait à l’origine à l’angle de la Rue Centrale et de la Rue Des Fossés. Complètement rasée à la fin des années 60 pour laisser place à un parking, elle trône quelques mètres plus loin dans un bâtiment plus moderne que nous connaissons aujourd’hui.

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La photo carte postale dont est issue la photo d’avant a voyagé en 1948. La photo date donc très certainement des années 40.

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En comparant d’autres cartes postales ayant voyagé à différentes époques, nous pouvons remarquer qu’aux environs de 1903, des arbres massifs étaient présent devant la petite place ainsi que devant l’escalier qui mène au porche de l’église.
Sur cette carte ayant voyagé en 1921, l’ancienne mairie est toujours présente mais les arbres ont disparu. La datation de la photo vers les années 40 est donc parfaitement réaliste.

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L’actuelle mairie quant à elle a été inaugurée en 1968, si l’on en croit cette encadrement trouvé sur Delcampe.

Ce dernier point ne sera pas difficile à éclaircir avec l’excellente machine à Remonter le temps mise à notre disposition par l’IGN.

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  • En 1964, l’ancienne mairie (1) est bien présente, la nouvelle marie (2) est inexistante. Il y a à son futur emplacement un petit groupe d’arbres.
  • En 1966, l’ancienne mairie est toujours existante, et le bâtiment de la nouvelle prend forme.
  • En 1969, la nouvelle marie est flambant neuve, et l’ancienne a été rasée. On devine une surface plane à l’endroit qu’elle occupait jusqu’alors.

Essayons maintenant d’imaginer la physionomie de Habas si son ancienne marie était toujours présente.

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Heugas – L’école en 1911 et aujourd’hui

En France, il fut un temps où les filles et les garçons étaient dans des écoles séparées. Pour ce premier shooting  à Heugas, j’ai choisi de retrouver l’école des garçons telle qu’elle était avant, en 1911.

Heugas - L'école en 1911Heugas - L'école en 2020

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La physionomie du village a changé à partir de la fin du XIXème siècle puis radicalement au XXème. Jusqu’en 1936, le centre du village se situait près de l’église. Sur la place, Il y avait la mairie aujourd’hui disparue. Venant de Dax, on y arrivait par la route de « Portet ».

En 1880, l’école des filles fut construite à son emplacement actuel. L’école des garçons (celle sur la photo), est demeurée en bas et se composait d’un bâtiment (encore existant) et d’un préau ( le porche de l’entrée du cimetière actuel).

En 1936, le bourg migre vers l’emplacement actuel et le village prend la physionomie que nous lui connaissons aujourd’hui. Une école des garçons est élevée près de l’école des filles, une nouvelle mairie est construite. (source).

L’ancienne école des garçons a été rachetée par un artisan maçon qui s’en servait de hangar pour son matériel. On peut voir les changements qu’il a opéré en comparant les 2 photos avant-après. Les façades des 2 bâtiments ont été réunis en une seule, le bâtiment de droite à l’origine plus petit a été rehaussé, et une unique toiture couvre désormais le tout.

Cet artisan étant aujourd’hui décédé, il semble que ce bâtiment ne soit plus utilisé.

En attendant sa réhabilitation, faisons revenir les enfants de 1911 afin qu’ils nous parlent de leur école.

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Dax – Pont du Sablar en 1906 et aujourd’hui

Le pont du Sablar, plus communément appelé « le vieux pont », est celui qui relie le centre ville de Dax, de la place Thiers vers l’avenue Saint-Vincent de Paul, au quartier du Sablar. J’avais d’ailleurs fait une photo « avant et maintenant » de cette avenue depuis ce pont.

Dax - Pont du Sablar en 1906Dax - Pont du Sablar en 2020

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Le pont du Sablar a une longue histoire. À l’origine en bois et construit par les Romains durant l’antiquité, sa structure et son emplacement même ont changé pour s’adapter aux divers aléas qu’il a subit aux fils de siècles.

En 1770, il disparait dans la crue du 6 avril (6,80m) après avoir perdu deux arches lors des crues antérieures en 1767 et 1768. Reconstruit en 1773, toujours en bois, il est renové en 1791 pour palier à son état de délabrement. Il disparait à nouveau vers 1810-1820, et est reconstruit en 1822 en bois de chêne. Ce nouveau pont n’aura pas duré bien longtemps, il est détruit par un incendie le 20 juillet 1822, à la veille de son inauguration. Il est reconstruit à nouveau en 1823.

C’est ce pont vétuste et dangereux que Victor Hugo a traversé, en faisant le voyage de Bordeaux à Bayonne, en passant par Dax. Il a d’ailleurs conté cette anecdote dans ses écrits.

C’est pour palier à cette vétusté que le pont en pierre actuel a été érigé de 1858. Cette fois-ci semble la bonne, car hormis l’environnement, le pont en lui-même n’a guère changé. Nos deux promeneurs contemporains n’ont d’ailleurs pas l’air d’avoir remarqué un quelconque changement.

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Lors de la sécheresse de 1990, le pont de 1822 (celui qui a brûlé), est ressurgi du passé. La baisse du niveau des eaux de l’Adour a permis de voir ce qu’il reste de ses piles.

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur l’histoire des ponts de Dax, je vous recommande la visite de ce site, fort intéressant et documenté.