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Jean-Paul Belmondo à Biarritz en 1973 et aujourd’hui

Le 6 septembre dernier nous quittait un monstre du cinéma français. En effet Jean-Paul Belmondo est décédé à l’âge de 88 ans, nous léguant plus de 80 films, devenus cultes pour beaucoup. J’ai donc souhaité rendre hommage à ce grand acteur, jalon du cinéma français, à la manière dont je l’avais fait pour Johnny Hallyday.

Parmi ces films, il y a Stavisky, sorti en 1974 où Bebel interprète le rôle d’Alexandre Stavisky. Ce film raconte, de 1933 à 1934, l’empire d’Alexandre Stavisky, escroc de charme, qui avait ses lieux de rendez-vous : le Bonheur à Biarritz, les affaires à Paris, la chute à Bayonne, la mort à Chamonix. Après « L’Héritier » et « Le Magnifique », Belmondo voulait refaire un film sur ces années 30, qui le fascinaient…

Une partie du tournage a donc eu lieu à Biarritz en 1973, et il semblerait que Bebel ait profité d’un samedi, le 13 octobre 1973 selon France Culture, pour faire un peu de tourisme dans la ville. C’est donc 48 ans plus tard, presque jour pour jour, que nous allons prendre le temps de refaire une partie de la balade de Bebel.

Les photos prises ce jour-là montre un Bebel qui visite le quartier de La Grande Plage, pas loin du Rocher de la Vierge ainsi que de l’Hôtel du Palais. Cette photo a été prise en haut du sentier pédestre qui relie la place Bellevue, au boulevard du général De Gaulle qui longe la Grande Plage.

Jean-Paul Belmondo à Biarritz en 1973Jean-Paul Belmondo à Biarritz en 2021

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L’endroit exact où a été prise cette photo n’a pas été trop dur à retrouver, en se basant sur les rambardes qui bordent tout le long de ce petit chemin. Il se situe tout en haut de celui-ci. À l’époque, on pouvait de cet endroit admirer un magnifique panorama donnant sur la Grande Plage, le Casino sur la droite, et l’Hôtel du Palais au fond. On arrivait même à voir clairement le phare au loin.

La partie droite de la rambarde a été quelque peu modifiée mais la partie gauche est identique. Il est amusant de remarquer la fissure de forme sinusoïdale aux pieds de Bebel sur la photo de 1973. Elle est toujours présente de nos jours, et l’herbe en profite pour y pousser en épousant parfaitement sa forme.

De nos jours, comme trop souvent, la végétation qui a poussé au cours des décennies a complètement bouché la vue. De l’endroit où se tenait le photographe de l’époque, on ne voit plus aujourd’hui que buissons et arbustes.

Une meilleure gestion de l’envahissement par la végétation aurait permis encore de nos jours, de contempler le même panorama que Bebel à l’époque.

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Continuant sa balade, Bebel a donc suivi ce chemin pour arriver à hauteur du petit square qui borde le boulevard du Général De Gaulle, au pied du Centre de Congrès Bellevue.

Jean-Paul Belmondo à Biarritz en 1973Jean-Paul Belmondo à Biarritz en 2021

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De cet endroit, Bebel pouvait admirer La Grande Plage, dont on a vu sur la photo précédente qu’elle était beaucoup moins fréquentée et donc beaucoup plus authentique.

Le bâtiment est facilement reconnaissable, et cette partie du quartier n’a pratiquement pas changé. Même en remontant le temps, on ne distingue pas vraiment de différence entre cette partie de Biarritz avant et après.

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Enfin, la suite logique de cette promenade est d’aller faire un petit tour sur la Grande Plage. Et Bebel toujours fidèle à lui-même semble ne pas avoir résisté à l’envie de faire une cascade en sautant sur le sable depuis la rue en surplomb !

Jean-Paul Belmondo à Biarritz en 1973Jean-Paul Belmondo à Biarritz en 2021

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La Grande plage en 1973 connaissait déjà quelques bâtiments mais était tout de même beaucoup moins étouffée de constructions qu’aujourd’hui.

En ce mois d’octobre 2021, à l’heure du Covid, des masques, et des restrictions de libertés, il serait vraiment salutaire que nous puissions réellement remonter le temps afin de voir Bebel nous refaire sa cascade sur la plage de Biarritz.

Repose en paix Bebel. Et un grand merci pour tout.

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Salies-de-Béarn – Le château de Mosqueros en 1930 et aujourd’hui

Le premier shooting de cette année 2021 sera sous forme de souvenir pour ma grand-mère maternelle à l’occasion de son anniversaire. Elle est née le 12 mars 1916, et décédée en 1995. Son histoire est celle de nombreux russes blancs qui ont du fuir la Russie bolchevique après la révolution de 1917. Arrivée en France, elle est temporairement scolarisée en 1929 à la Maison de l’Enfant russe, située dans le château de Mosqueros, à Salies-de-Béarn.

La Maison de l’enfant russe est créée par le duc Alexandre de Lechtenberg. Son histoire commence lorsque le couple Leuchtenberg loue à la commune de Salies le domaine de Mosqueros, composé d’un château, de dépendances, d’un jardin, d’un parc et de terres pour un total de plus de 11 hectares. Il s’acquitte d’un loyer de 17000 francs annuel et a à sa charge tous les travaux de réhabilitation et de réparation d’entretien ainsi que les grosses réparations (toit, arrivée d’eau, électricité, etc.). Le bail de location est conservé aux archives départementales des Pyrénées Atlantiques.

Les Leuchtenberg quittent la villa Nadia à Anglet pour s’installer définitivement à Salies-ce-Béarn dans la maison de bienfaisance de 1929 à 1964. L’association est inaugurée le dimanche 11 août 1929 à Salies-de-Béarn en présence de nombreuses personnalités.

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Cette association avait pour but d’assurer aux enfants de nationalité russe ou française un séjour au grand air, agrémenté de cours de gymnastique.

L’accent était mis sur le bon air, l’alimentation et les soins médicaux que recevaient les enfants. Cet accent mis sur la santé s’explique par l’extrême pauvreté de nombreuses familles issues de l’immigration russe dans les années trente (source).

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Bien que chanceux d’être dans cette association, ces enfants n’étaient pas épargnés par les rudesses de l’époque, en témoigne cette photos d’un dortoir de l’association qui serait aujourd’hui très certainement passible d’une fermeture administrative.

Voyons maintenant la Maison de l’enfant russe de nos jours.

Château de Mosqueros en 1930Château de Mosqueros en 2021

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La face principale au nord du château est encore facilement reconnaissable de nos jours.

Château de Mosqueros en 1930Château de Mosqueros en 2021

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Seul le ravalement de la façade a changé, la toiture et même les volets semblent d’époque.

Château de Mosqueros en 1930Château de Mosqueros en 2021

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Il en est de même pour la façade sud. La photo a été plus compliquée à prendre, la végétation et les constructions nouvelles m’ont quelque peu compliqué la tâche.

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En effet, aujourd’hui le château de Mosqueros a complètement été réhabilité. Il comprend une aire de jeux pour les enfants, une base de loisirs avec terrains de sport, rampe de skateboard, …

Maison de l'enfant russe dans les années 30Maison de l'enfant russe en 2021

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Les enfants sont partis, la plaque de l’association a été décrochée, et si nous faisions revivre ce lieu tel qu’autrefois, juste l’espace d’un instant…

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Pour les amateurs de vieux châteaux, un peu d’urbex dans un château de la région.

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Pouillon – La piscine municipale en 1970 et aujourd’hui

Ce shooting de la piscine municipale de Pouillon est une mise à jour d’un des premiers articles du site. En effet, la très mauvaise qualité de la photo que j’avais faite à l’époque m’a poussé à la refaire aujourd’hui.

Piscine Pouillon en 1970Piscine Pouillon en 2020

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La piscine municipale de Pouillon a été inaugurée le 13 juillet 1947 et fête donc cette année ses 73 ans. En témoigne cet article issu du journal Sud-Ouest du 12 juillet 1947.

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Elle apparaît également sur quelques cartes postales ou articles de presse des années 60-70.

Carte postale de 1964 Article de 1963

Carte postale de 1970

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Les passionnés de natation dans les Landes trouveront des informations historiques intéressantes sur ce site.

Pour cause, entre autre, de restrictions post-covid19, la piscine d’aujourd’hui est beaucoup moins fréquentée qu’elle ne pouvait l’être à l’époque. Essayons de faire rencontrer les jeunes des années 70 avec ceux d’aujourd’hui le temps d’une petite baignade !

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D’autres photos « avant-maintenant » de Pouillon sont consultables ici.

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Habas – La mairie en 1948 et aujourd’hui

L’ancienne mairie de Habas n’existe plus. Elle se trouvait à l’origine à l’angle de la Rue Centrale et de la Rue Des Fossés. Complètement rasée à la fin des années 60 pour laisser place à un parking, elle trône quelques mètres plus loin dans un bâtiment plus moderne que nous connaissons aujourd’hui.

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La photo carte postale dont est issue la photo d’avant a voyagé en 1948. La photo date donc très certainement des années 40.

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En comparant d’autres cartes postales ayant voyagé à différentes époques, nous pouvons remarquer qu’aux environs de 1903, des arbres massifs étaient présent devant la petite place ainsi que devant l’escalier qui mène au porche de l’église.
Sur cette carte ayant voyagé en 1921, l’ancienne mairie est toujours présente mais les arbres ont disparu. La datation de la photo vers les années 40 est donc parfaitement réaliste.

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L’actuelle mairie quant à elle a été inaugurée en 1968, si l’on en croit cette encadrement trouvé sur Delcampe.

Ce dernier point ne sera pas difficile à éclaircir avec l’excellente machine à Remonter le temps mise à notre disposition par l’IGN.

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  • En 1964, l’ancienne mairie (1) est bien présente, la nouvelle marie (2) est inexistante. Il y a à son futur emplacement un petit groupe d’arbres.
  • En 1966, l’ancienne mairie est toujours existante, et le bâtiment de la nouvelle prend forme.
  • En 1969, la nouvelle marie est flambant neuve, et l’ancienne a été rasée. On devine une surface plane à l’endroit qu’elle occupait jusqu’alors.

Essayons maintenant d’imaginer la physionomie de Habas si son ancienne marie était toujours présente.

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Heugas – L’école en 1911 et aujourd’hui

En France, il fut un temps où les filles et les garçons étaient dans des écoles séparées. Pour ce premier shooting  à Heugas, j’ai choisi de retrouver l’école des garçons telle qu’elle était avant, en 1911.

Heugas - L'école en 1911Heugas - L'école en 2020

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La physionomie du village a changé à partir de la fin du XIXème siècle puis radicalement au XXème. Jusqu’en 1936, le centre du village se situait près de l’église. Sur la place, Il y avait la mairie aujourd’hui disparue. Venant de Dax, on y arrivait par la route de « Portet ».

En 1880, l’école des filles fut construite à son emplacement actuel. L’école des garçons (celle sur la photo), est demeurée en bas et se composait d’un bâtiment (encore existant) et d’un préau ( le porche de l’entrée du cimetière actuel).

En 1936, le bourg migre vers l’emplacement actuel et le village prend la physionomie que nous lui connaissons aujourd’hui. Une école des garçons est élevée près de l’école des filles, une nouvelle mairie est construite. (source).

L’ancienne école des garçons a été rachetée par un artisan maçon qui s’en servait de hangar pour son matériel. On peut voir les changements qu’il a opéré en comparant les 2 photos avant-après. Les façades des 2 bâtiments ont été réunis en une seule, le bâtiment de droite à l’origine plus petit a été rehaussé, et une unique toiture couvre désormais le tout.

Cet artisan étant aujourd’hui décédé, il semble que ce bâtiment ne soit plus utilisé.

En attendant sa réhabilitation, faisons revenir les enfants de 1911 afin qu’ils nous parlent de leur école.

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